Ecoute et dialogue : chemins d’humanité – suite par Mgr. Jean-Claude Boulanger

Écouter c’est accepter de s’avancer sur le chemin où l’autre nous appelle et nous propose de le rencontrer. Écouter suppose de se taire, de supporter le silence et la contradiction, de laisser le temps à la parole de se préciser. La parole a peur du silence. Il est souvent un vide, une absence, un silence de mort. Et pourtant que serait la parole sans le silence, que deviendraient les notes de musique qui jouent avec les silences ? Sans le silence, la parole devient bavardage, alors qu’elle est parole de vie. Si l’être humain prenait la résolution de tourner sa langue sept fois dans sa bouche avant de parler, il y aurait moins de paroles en l’air mais beaucoup plus de dialogue.

L’homme le plus intelligent que je connaisse, c’est mon tailleur. Chaque fois qu’il me rencontre, il reprend mes mesures, tandis que les autres m’ont mesuré une fois pour toutes.

George Bernard Shaw
G. B. Shaw

Comme le disait Madeleine Delbrêl : « Quand on s’aime, on aime être ensemble, et quand on est ensemble on aime à se parler. Quand on s’aime, on aime écouter l’autre tout seul, sans d’autres voix qui viennent nous gêner. » Le danger qui nous guette toujours c’est d’enfermer l’autre dans des catégories toutes faites. Nous savons à l’avance ce qu’il va dire bien avant de prendre la parole.

Bernard Shaw disait avec l’humour qui était le sien : « l’homme le plus intelligent que je connaisse, c’est mon tailleur. Chaque fois qu’il me rencontre, il reprend mes mesures, tandis que les autres m’ont mesuré une fois pour toutes. » Écouter quelqu’un c’est accepter de le redécouvrir à neuf chaque fois.

Mgr Jean-Claude Boulanger, Le Chemin de Nazareth, une spiritualité au quotidien, Desclée de Brouwer, 2002, pp. 59-60

Intercessions

Préparées par nos frères et sœurs du Jérusalem, Terre Sainte.

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Lors de son discours à la cathédrale maronite de Nicosie en Chypre le 2 décembre 2021, le Pape François nous invitait à la fraternité en disant : « Nous avons besoin de nous accueillir et de nous intégrer, de marcher ensemble et d’être frères et sœurs de tous. » C’est aussi ce à quoi le Patriarche de Jérusalem, Mgr Pizzaballa a exhorté les différentes Églises de Terre Sainte dans le cadre du Synode.
Seigneur, nous te confions l’Église de Terre Sainte dans toute sa diversité : paroisses arabophones latines, melkites, maronites, syriennes, arméniennes, mais aussi communautés hébraïques et migrantes, communautés religieuses et institutions. Que l’Église grandisse dans la connaissance mutuelle pour avancer ensemble et devenir un seul corps.

Autour de la fête du Christ Roi, 700 jeunes de Cis-Jordanie, de Galilée et de Jérusalem se sont retrouvés à Bethléem pour une rencontre annuelle. Le secrétaire général d’un groupe de jeunes participant à cette rencontre a rappelé  au Patriarche latin de Jérusalem que « Les jeunes sont l’espoir, le présent et l’avenir, et nous ne voulons pas être la dernière génération de chrétiens dans la patrie de Jésus. »
Seigneur, nous te confions les jeunes du Moyen-Orient. Nous te prions pour eux afin qu’ils puissent s’enraciner dans l’espérance et faire preuve de créativité pour répondre aux défis d’aujourd’hui.

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Avec la reprise de la pandémie, Israël a de nouveau décidé de fermer ses frontières aux touristes et aux pèlerins.
Seigneur, nous te rendons grâce pour toutes les initiatives qui permettent de continuer à rendre accessible la Terre Sainte grâce à internet et aux réseaux sociaux et nous te prions pour que cette Terre puisse poursuivre sa mission d’accueil auprès des croyants de tout horizon.