Hanoukka et l’espoir inextinguible de l’histoire humain de Jonathan Sacks

Ce que je trouve fascinant à propos de Hanoukka – la fête juive des lumières que nous célébrons à cette période de l’année – c’est la façon dont son histoire a été transformée par le temps.
Au départ, c’est la simple histoire d’une victoire militaire, le succès des Maccabées dans leur lutte pour la liberté religieuse contre le pouvoir répressif de l’empereur syro-grec.
Cependant, les choses ne se sont pas déroulées sans heurts par la suite. […] Après la désastreuse rébellion contre Rome (66-73 de notre ère), Israël est vaincu et le Temple détruit. L’œuvre des Maccabées était désormais en ruines. Certains rabbins de l’époque pensaient que la fête de Hanoukka devait être abolie. Pourquoi célébrer une liberté qui avait été perdue ? D’autres n’étaient pas d’accord, et leur point de vue a prévalu. La liberté avait peut-être été perdue, mais pas l’espoir.
C’est alors qu’une autre histoire est apparue, celle des Maccabées qui, en purifiant le Temple, ont trouvé une seule fiole d’huile, dont le sceau était encore intact, avec laquelle ils ont rallumé la Ménorah, le grand candélabre du Temple. Miraculeusement, la lumière a duré huit jours et c’est devenu le récit central de Hanoukka. Elle est devenue une fête de la lumière au sein du foyer juif, symbolisant une foi qui ne pouvait s’éteindre. Son message a été capturé dans une phrase du prophète Zacharie : « Ce n’est ni par la force ni par la puissance, mais par mon esprit, dit le Seigneur tout-puissant. »
Quelque chose dans l’esprit humain survit même aux pires tragédies, ce qui nous permet de reconstruire des vies brisées, des institutions brisées et des nations blessées. Pour moi, c’est cela l’histoire juive. Les Juifs ont survécu à toutes les défaites, expulsions, persécutions et pogroms, voire à l’Holocauste lui-même, parce qu’ils n’ont jamais abandonné la foi qu’un jour ils seraient libres de vivre en tant que Juifs sans crainte. C’est le pouvoir toujours renouvelé de la foi dont le symbole est Hanoukka et sa lumière d’espoir inextinguible.

Intercessions

R. Amen, amen, béni soit le Dieu d’Israël !

1. Père très aimant, Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, Toi qui as pleuré la violence entre Caïn et Abel, nous te prions pour la paix en Terre Sainte, cette terre où tu as choisi de venir nous rejoindre dans notre humanité.

2. Père très aimant, Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, Toi qui as rendu possible la réconciliation entre Joseph et ses frères, pour tout mépris à l’égard de ton peuple Israël, pardonne-nous. (silence). Nous te prions, Père, de faire grandir la fraternité entre le peuple juif et les nations.

3. Père très aimant, Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, Toi qui as fait sortir Israël de l’Égypte et lui as rendu la liberté, donne ta joie au peuple juif et garde le fidèle à ton Alliance.

4. Père très aimant, Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, Toi qui as uni les douze tribus d’Israël autour de la Torah, donne la paix aux juifs croyants en Jésus.

5. Père très aimant, Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, Toi qui as envoyé ton Fils Jésus pour nous sauver, fais reposer ta bénédiction sur les chrétiens qui sont d’origine juive.

6. Père très aimant, Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, Père de Jésus Christ, rassemble dans l’unité toutes les Églises chrétiennes

7. Père très aimant, Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, Tu as donné au peuple juif la promesse de la venue du Messie, Tu as donné à l’Église l’attente du retour de ton fils. Dans l’Esprit Saint, nous disons avec toute l’Église : « Maranatha, viens Seigneur ! »